la nuit de mai

la nuit de mai
la muse :

Poète, prends ton luth et me donne un baiser ;
La fleur de l'églantier sent ses bourgeons éclore,
Le printemps naît ce soir ; les vents vont s'embraser ;
Et la bergeronette, en attendant l'aurore,
Aux premiers buissons verts commence à se poser.
Poère, prends ton luth, et me donne un baiser .


Le poète :

Comme il fait noir dans la vallée !
J'ai cru qu'une forme voilée
Flottait la-bas dans la fôret .
Elle sortait de la prairie ;
Son pied rasait l'herbe fleurie ;
C'est une étrange rêverie ;
Elle s'efface et disparait .


La muse :

Poéte, prens ton luth ; la nuit sur la pelouse,
Balance le zéphyr dans son voile odorant .
La rose, vierge encor, se referme jalouse
Sur le frelon nacré qu'elle enivre en mourant .
Ecoute ! tout se tait ; pense à ta bien-aimée .
Ce soir, sos les tilleuls, à la sombre raméee,
Le rayon du couchant laisse un adieu plus doux .
Ce soir, tout va fleurir ; l'immortelle nature
Se remplit de parfum, d'amour et de murmures .
Comme le lit joyeut de jeunes époux .


Le poète :

Pourquoi mon coeur bat-il si vite ?
Qu'ai-je donc en moi qui s'agite
Donc je me sens épouvanté ?
Ne frappe-t-on pas à ma porte ?
Pourquoi ma lampe à demi-morte
M'éblouit t-elle de clarté ?
Dieu puissant ! tout mon corps frissonne .
Qui vient ? Qui m'appelle ? - Personne .
Je suis seul ; c'est l'heure qui sonne ;
ô solitude ! ô pauvreté


...
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# Posté le vendredi 22 mai 2009 14:11

la premiére foi

la premiére foi
la premiére fois, des fois juste en claquant des doigts,
la premiére fois, qui se déclanche malgrès soi,
la premiére fois, toujours en évitant la file,
la premiére fois, qu'on voit ce que c'est qu'une fille,
la premiére fois, en escarpins ou en guenilles,
la premiére fois, celle qui apaise et qui vrille,
la premiére fois, ça laisse un gôut indélébile,
une premiére fois, un peut comme sur le toit du monde,
et malgrès soi, s'attacher à quelques secondes,
la premiére fois, et pourquoi pas une deusiéme,
la premiére fois, que l'arbre découvre la séve,
et ça se voit, l'enfant a découvert la féve...
"c'est moi le roi"
"livré au caprises des reines"
la premiére fois, qu'elle fut courte, qu'elle fut bréve,
la premiére fois, blottit de silence, un cri,
la premiére fois, et puis bien d'autres se sont suivies...

la premiére fois, goute de sueur sur le nez,
entre tes doigts, une capote à retirer
la premiére fois, une deception particuliére ?
la premiére fois, que l'on veut découvrir l'envers,
d'une premiére fois, qu'on fait en regardant le ciel,
la premiére fois, le corps tout recouvert de miel,
est-ce que sa va ? acceptera t-elle la tréve,
la premiére fois, que l'on peut sentir ce qu'on séme,
et derriére soi, le corps blottit contre toi,
la premiére fois, "un vrai cauchemar, m'en parle pas d'cette premiére foi"
"une fille facile", "un vrai salaud",
la premiére fois, quant sa arrive un peut trop tôt,
et malgrès soi...
"je ne m'en suis jamais souvenu de cette premiére fois"
"chez ses parents ? " "dansla rue ! "
la premiére fois, un coup d'éclat, une panique,
la premiére fois, je me souviens de la musique ...


et de sa voix, le temps passe, on est nostalgique,
et ça s'en va, " c'était hier, sa pique !"
ta premiére fois, " quesque j'ais fais, pourquoi tu part ?"
la premiére fois, c'était tout à fait par hasard,
la premiére fois, tu sais, tu t'attend au pire,
et puis ça va, ça fait tout chose, ça tire,
la premiére fois, comme un trésor, un leurre,
la premiére fois, "pourquoi tu pleures ?"
regarde moi, à la recherche de ton corps,
la premiére fois, il parait qu'elle vaut de l'or,
cette fille là, elle arrive, elle ne prévient pas,
la premiére fois, laisse des années derriére soi...


"la premiére fois,moi j'attend toujours qu'elle arrive"
la premiére fois, "houlala, ça c'est vraiment terrible !"
"la premiére fois", " c'est bon va-y, stresse pas !"
"la premiére fois", c'est là et on se dit voila,
la premiére fois, "ben moi c'était avec un blonde !"
la premiére fois, " ah ouais, t'as étonné tout l'monde !"
la premiére fois, "ah ça au moins elle était cash !"
la premiére fois, " j'ais pas compris pourquoi la tache "
une premiére fois, lit de pétales et sous tes doigts,
rien que pour toi, comme une étendue sous nos pas,
la premiére fois, et puis quand on se l'imagine,
ça nous déçois, et puis on se revoit gamine,
la premiére fois, "j'avais 5 ans !", "non, j'te crois pas !"
la premiére fois, allez savoir j'ais oublié,
la premiére fois, c'est là que tout a commencé,
c'est là que tout a commencé, c'est la que tout a commencé ...



magnifique collaboration de Tryo et des ogres de Barback que je dédie a mon chérie...

# Posté le dimanche 08 février 2009 09:07

la fiancée de l'eau

la fiancée de l'eau
morte de secheresse, la fiancée de l'eau, a marié son sang à celui du ruisseau,
prince range ton drap blanc,
prince range ton drap blanc,
prince range ton drap blanc,
prince range ton drap blanc, il ne sera jamais le drapeau rougissant de sa virginité,
regarde son honneur,
regarde son honneur,
regarde son honneur,
regarde son honneur, s'enfuir par la mort, d'un triste voleur, l'abscense dans son corps,
tu peut creuser la terre,
tu peut creuser la terre,
tu peut creuser la terre,
tu peut creuser la terre, avec tous tes remords, creuser jusqu'en enfer, creuser, creuser encore,
non, tu n'auras rien d'elle,
non, tu n'auras rien d'elle,
non, tu n'auras rien d'elle,
non, tu n'auras rien d'elle, il n'y a plus rien à prendre, elle s'est jetée au ciel,
tu commence à comprendre,
que tout n'est pas à vendre,
que tout n'est pas à vendre,
que tout n'est pas à vendre...


la rue ketanou
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# Posté le dimanche 08 février 2009 08:10

Sambre, rouge comme l'amour, noir comme la mort

Sambre, rouge comme l'amour, noir comme la mort
"Malheur à celui qui aimera une fille au yeux de braise car celui-là pleurera sa vie durant des larmes de sang"...paroles d' Hugo Sambre et intrigue de la plus belle et la plus cruelle histoire d'amour de tout les temps.Comme la répétition d'un tourbillon passionel et mortel et d'une guerre sans issue qui dure depuis la création de notre monde juqu'a la seconde révolution française et qui dépeint admirablement la folie et les instincts les plus primitifs et en définitive les plus humains de tout une société.
Je dois dire que cette saga romantique et sombre du Talentueu Yslaire est ma passion...Je vous la recommande vivement!
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# Posté le dimanche 08 février 2009 06:36

Modifié le dimanche 02 août 2009 18:32

la fin de satan

la fin de satan
Depuis quarante mille ans il tombait dans l'abime

Il n'avait pas pu saisir une cime,
Ni lever une fois son front démesuré.
Il s'enfonçait dans l'ombre et la brume, effaré,
Seul, et derrière lui, dans les nuits eternelles,
Tombaient plus lentement les plumes de ses ailes.
Il tombait foudroyé, morne silencieux,
Triste, la bouche ouverte et les pieds vers les cieux,
L'horreur du gouffre empreinte à sa face livide.
Il cria : -mort ! -les poings tendus vers l'ombre vide.
Ce mot plus tard fut homme et s'appela Cain.
Il tombait. Tout à coup un roc heurta sa main ;
Il l'étreignit, ainsi qu'un mort étreint sa tombe,
Et s'arrréta.
Quelqu'un, d'en haut lui cria : - Tombe !
Les soleils s'éteindront autour de toi, maudit ! -
Et la voix dans l'horreur immense se perdit .
Et, pâle, il regarda vers l'éternelle aurore .
Les soleils étaient loin, mais ils brillaient encore .
Satan dressa la tête et dit, levant les bras :
- Tu ment ! - Ce mot plus tard fut l'âme de Judas .
Pareil aux dieux d'airain debout sur leurs pilastres ,
Il attendit mille ans, l'oeil fixé sur les astres .
Les soleils étaient loin , mais ils brillaient toujours .
La foudre alors gronda dans les cieux froids et sourds .
Satan rit, et cracha du côté du tonerre .
L'immensité, qu'emplit l'ombre visionnaire ,
Frissonna .Ce cracha fut plus tard Barabbas .
Un souffle qui passait le fit tomber plus bas .


La chute du damné recommença . - Terrible ,
Sombre, et piqué de trous lumineux comme un crible,
Le ciel plein de soleils s'éloignait, la clarté
Tremblait, et dans la nuit le grand précipité ,
Nu, sinistre, et tiré par le poids de son crime,
Tombait, et , comme un coin, sa tête ouvrait l'abîme .
Plus bas ! plus bas ! toujours olus bas ! Tou à présent
Le fuyait ; pas d'obstacle à saisir en passant ,
Pas un mont , pas un roc croulant , pas une pierre ,
Rien, l'ombre , et d'épouvante il ferma sa paupière .
Quant il rouvrit les yeux , trois soleils seulement ,
Brillaient, et l'ombre avait rongé le firmament .
Tous les autres soleils étaient morts .

Une roche
Sortait du noir brouillard comme un bras qui s'approche .
Il la prit, et ses pieds touchèrent des sommets .


Alors l'être effrayant qui s'appelle Jamais
Songea . Son front tomba dans ses mains criminelles .
Les trois soleils , de loin , ainsi que trois prunelles ,
Le regardaient , et lui ne les regardait pas ...



petite partie d'un magnifique mais trés long poéme de Victor Hugo

# Posté le dimanche 08 février 2009 06:15